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Une situation, milles expériences |
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Les expériences que nous faisons Lors de mes voyages, j’ai parfois été dans des environnements où le quotidien était très différent de celui où je viens. À ce titre, c’est sans doute mon séjour chez les nomades mongols qui m’a confronté avec la plus grande différence culturelle : dans ce pays complètement isolé du reste du monde, la réalité des éleveurs mongols est très différente de ma petite banlieue bourgeoise d’où je proviens. C’est en côtoyant ces gens merveilleux, en lien constant avec une nature qui se veut parfois hostile, que j’ai réalisé qu’eux aussi faisait une expérience particulière et riche de la vie. La réalité de ces femmes et de ces hommes est bien loin de la mienne : il est bien difficile d’imaginer le quotidien de ces individus. Ils semblent déconnecter des grands enjeux mondiaux mais vivent encore en harmonie avec la nature. Les défis qu’ils vivent sont bien loin des miens: Jamais je ne connaîtrais l’insécurité de voir l’hiver décimer mon troupeau (seul source de subsistance pour les nomades); jamais non plus je ne vivrais le sentiment de liberté profond qui anime le cœur des nomades mongoles. Comme je le disais dans d’autres sections du site, si les réalités sont différentes, les émotions qu’elles génèrent se ressemblent étonnement. J’ai alors compris que malgré toute la beauté d’une expérience de vie, il ne s’agissait que d’une façon de l’expérimenter. Et il y a des millions de façons de l’expérimenter. Le fait de côtoyer des peuples que je croyais si différent a ouvert une partie de mon cœur à accueillir l’expérience des autres (quelle qu’elle soit) comme étant une source de richesse irremplaçable. Si nous n’avons pas choisis le lieu et les conditions de notre naissance, nous oublions qu’à chaque instant de l’âge adulte, nous faisons le choix de vivre la vie que nous vivons. Nous avons à peu près toujours la possibilité de dire « non » à certaines choses et d’apprendre à accueillir une nouvelle expérience de la vie. À ceux qui disent, c’est pas çà la vie, je leur pose cette question; si vous savez ce que n’est pas la vie, alors c’est quoi la vie? Si on en croit ces commentaires parfois grotesques qui veulent encadrer l’expérience humaine en la jugeant bonne ou mauvaise, bien peu de gens vivent vraiment. Pour ma part, je penses que toute expérience, positive ou négative est une composante de la vie et possède une valeur immense. La vrai vie, c’est selon moi celle qu’on décide de vivre et d’affronter tout en restant responsable de ses choix. Peu importe notre quotidien, nous pouvons vivre d’amour d’une infinité de façons. Que nous vivions sur un bateau en voyage durant toute l’année ou qu’on entretienne une petite ferme, il est primordiale de réaliser à quel point se sont nos croyances personnelles qui limitent notre quotidien et l’expérience que l’on faut de la vie. Il faut donc apprendre à se détacher de ces croyances sur le monde pour en arriver à faire une claire expérience de la vie. Cette conception a été amener par les bouddhistes et qui démontre l’importance de se départir de nos préjugées sur le monde afin de vivre la vie dans une ampleur inégalé. Dans la mesure où nous avons un endroit pour dormir et où nous sommes en sécurité, rien ne dicte que nous devions habiter une maison spacieuse et avoir toutes les commodités de la vie moderne. Les posséder n’est pas mal. Nous sommes nous posés la question pourquoi nous voulions ces éléments de modernité? Le fait de posséder ces choses nous rapproche-t-il vraiment de l’idéal que nous portons? Il faut simplement réaliser qu’il s’agit de choix et qu’en tout temps, nous pouvons les remettre en question afin de faire tendre notre vie vers notre idéal le plus grand. Que l’on décide de tout quitter et de partir autour du monde en voyage, il nous est tous possible d’expérimenter le monde d’une façon nouvelle. Il suffit de se donner le droit d’être nouveau. Pour se donner ce droit, il faut faire le deuil d’une image de soi que les autre nous renvoyait. En faisant le deuil de cette image, nous nous libérons d’une pression énorme qui restreignait notre vie. Il est parfois très long de se détacher de cette identité. Cette étape prend du temps et nous fera passer par toute une gamme d’émotions. L’exemple de Nathalie, cette mère de famille (voir p...) le démontre bien. Pendant 20 ans, l’identité qu’elle s’est donné était en fonction de son rôle de mère au foyer. Malgré l’ampleur des tâches en lien avec son rôle, il ne s’agissait que d’une expérience très limité de ce que peut offrir la vie. Maintenant qu’elle est privée de ce rôle (et de cette identité), Nathalie est déstabilisé car la vie l’oblige maintenant à faire le deuil de cette image. C’est en se tournant vers les autres traits de sa personnalité qu’elle pourra entrer dans une nouvelles étape de vie. Ces nouvelles étapes sont vécus à différentes période de notre vie et offrent des possibilités extraordinaires de comprendre l’ampleur du monde qui est en nous et de celui qui nous entoure.
Tout est possible et seules nos pensées peuvent nous arrêter vraiment. En entretenant une vision négative de notre environnement intérieur ou extérieur, nous emprisonnons l’expérience que nous faisons de la vie. Mais en retravaillant ces préjugés, tout devient possible et nous devenons des créateurs d’une vie riche de sens. |
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