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Nous sommes alors confronté à de nombreux défis qui nous obligent à puiser bien loin en nous pour trouver l’énergie pour surpasser les épreuves. Puisque nous nous sentons désespérément seul, notre capacité à exprimer nos émotions est restreinte par cette croyance que personne ne peut nous comprendre. À travers les épreuves que nous vivons tous, nous en arrivons à avoir la conviction profonde que nous sommes seul à vivre cette situation. Mais si chaque situation est unique, les sentiments qu’elle génère se ressemble très souvent d’un individu à un autre et même d’un coin du monde à l’autre. L’isolement dans lequel nous nous plongeons malgré tout nous conforte dans l’idée que nous sommes unique à vivre et à être capable de supporter çà. Certaines passions naissent en réponse à notre mal de vivre. C’est à travers les émotions intenses qu’on se sent le plus vivre. Il n’est donc pas illogique que bons nombres d’entre nous contribue consciemment ou inconsciemment ;a perpétuer des interrelations où on est profondément triste. Sans cette tristesse, qu’est-ce qui rappellerais le fait qu’on est vivant? Avec cette difficulté profonde qu’on beaucoup de gens de donner un sens à leu vie, certaines alternatives s’offriront : consommation à outrance, sexe, alcool, drogue, violence et délinquance. Mais en réalisant que le mal de vivre est l’ensemble de besoins non répondus ou encore des valeurs non actualisées, on comprend mieux que ses comportements pourquoi ces comportements destructeurs sont présents. On tente alors de pallier, par des comportements souvent destructeurs, à ce vide de sens ou intérieur. Par nos comportements, on contribue souvent de façon consciente ou inconsciente à perpétuer une situation car notre peur de l’inconnu ou du changement est souvent plus grande que celle que nous vivons dans ce que nous connaissons déjà. À travers certains événements plus négatifs nous y trouvons un sens. Ce privé de cette émotion nous confronterait à cette idée que sans souffrance, la vie n’a aucun sens. En voulant éviter la souffrance, on perpétue des actions qui, mêmes si elle ne mène pas au bonheur, évitent l’inconnu. On anesthésie l’émotion et la vie perd beaucoup de saveur. En se déconnectant de notre ressentit, on se déconnecte de l’intensité et de la profondeur que la vie peut nous offrir. Comme nous l’avons vu, le processus d’autonomisation est rarement complété et nous croyons à tort qu’en ne bougeant pas trop, en évitant le danger, nous aurons cette stabilité dont des générations ont tant vanté les mérites. Mais c’est à travers cette inaction que nous perpétuons le plus la souffrance et les états d’âmes qui frisent la dépression. Même en évitant tout ce qui pourrait déstabiliser notre monde, nous éloignons de nous des possibilités de vivre dans un état de sécurité profonde. |
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Notre monde est-il plus exigeant qu’avant? Si certains croient que les nombreuses opportunités offrent un réel bien-être aux jeunes, je m’en tiendrais simplement à dire que les défis sont différents qu’à l’époque de nos parents ou de nos grands-parents. Il est certain que le gouvernement offre une sécurité que la communauté s’efforçait d’offrir à chacun de ses membres. La culture communautaire (traditionnelle) qui prévaut dans beaucoup de pays donne des ressources particulières à ses membres pour affronter les épreuves et les nombreux défis de la vie. Mais dans notre société, la culture de l’individualisme nous laisse l’impression que nous sommes seul au monde. |
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Le mal de vivre est profond chez bon nombre d’individus de nos sociétés. Perte de sens, impression de ne pas contrôler sa vie, peur de l’engagement, difficultés à se forger une identité, faible estime de soi, voici quelques causes du mal qui se vit dans les différentes couches de la population. Malgré une vie confortable dans laquelle nous aurions pourtant tout pour être heureux, beaucoup ressentent un mal de vivre très profond. Nous passons alors toute notre vie à tenter de retrouver une certaine cohérence entre nos actions quotidiennes et l’idéal qui nous habite. Pourtant, plus la distance entre les deux sera grande, plus notre stabilité tant physique qu’émotive sera chancelante. |
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Pourquoi le mal de vivre? |
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Louis-Simon Roy, diplômé de l’université Laval en Travail social, conférencier et écrivain - Une vision nouvelle de voir le développement de soi
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Nous attachons une section spéciale où les cas sont exposés (sans révélé l’identité de ceux nous les ayant fait parvenir)
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