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Les croyances qui limitent le bonheur |
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Nous faisons toujours l’expérience de nos croyances. Quelles qu’elles soient, nos croyances orientent nos moindres faits et gestes. Qu’il s’agisse de croire que ce rêve est irréaliste ou qu’il est mauvais d’exprimer ses émotions, chacune de nos pensées donne une direction à notre quotidien et à nos réactions. L’expérience que nous faisons actuellement de la vie est avant tout le reflet de l’ensemble des croyances que nous entretenons sur le monde qui nous entoure. C’est donc en limitant notre monde intérieur par un dialogue négatif et une vision limitée de la vie que nous restreignons l’ensemble de l’expérience qu’on en fait. C’est pourtant en réalisant l’ampleur du monde qui se cache en nous que nous apprenons à être de réels artisans de la paix et de la tolérance. Ce que nous percevons à l’intérieur de nous, nous le voyons à l’extérieur. Si nous entretenons une croyance bien précise sur les hommes ou sur les femmes, il y a fort à parier que je nous allons confiner notre quotidien à rencontrer ce genre d’individu. Tout simplement car nos actions sont orientées, souvent inconsciemment, par nos croyances sur le monde. Il est donc très important de comprendre que la plupart d’entre elles ne correspondent qu’à une infime partie de la réalité. En aucun cas, nos idées ne décrivent l’ensemble de l’expérience d’une situation. La différence fondamentale entre des croyances positives et des croyances négatives est la suivante : la croyance positive entraîne un élan de compassion et d’amour que se soit envers soi-même, pour les autres ou pour une situation. Cette croyance entraîne habituellement un réel désir d’aller de l’avant tout en se dépassant. La croyance négative, quand à elle, entraîne fermeture, isolement, peur, agressivité et intolérance. Nous pouvons apprendre à reconnaître ces sentiments. On considère généralement la haine, la douleur, la colère comme des émotions négatives car elles génèrent la souffrance. La mal-être provient de l’anxiété qui envahit notre esprit lorsque nous sommes confrontés à une situation que nous percevons négativement. En réalité, rien ne nous garantit la véracité de notre vision du monde. C’est justement à cause de ce principe simple qu’il est urgent d’entretenir une image positive du monde qui nous entoure. Il n’est pas nécessaire d’entretenir de fausses illusions que tout va bien. Il faut plutôt tenter d’aller chercher ce qui m’unit au monde tout en dépassant les nombreuses croyances qui nous éloignent de l’idéal de vie qui est en nous. L’avantage réel d’entretenir une vision positive est que nos actions concrètes nous permettrons d’aller de l’avant et de se sortir d’une situation fâcheuse beaucoup plus rapidement que la personne qui entretient des idées noires. Plus nos croyances sont dépourvues d’amour, et de tolérance, plus l’individu qui l’entretient consacre une grande énergie à s’isoler des autres ou à l’imposer à l’environnement qui l’entoure. Certains regroupements religieux en sont des exemples frappants. Beaucoup voue leur culte à la recherche de religiosité, de renoncement et d’idolâtrie, tout en cherchant à faire le plus grands nombres d’adeptes. Pour mieux comprendre l’impact de nos croyances sur nos actions, imaginons le cas suivant : tout le monde s’entend pour dire que nous n’entrons pas en contact avec une personne pour qui nous entretenons une idée négative que d’une personne pour qui nous avons une idée positive. C’est clair. Mais ce que nous savons moins c’est que nous sommes habituellement à la recherche inconsciente du moindre signe qui nous prouve notre préjugé initial. En d’autres mots, nos croyances et nos préjugés (actualisés par nos actions, nos gestes, nos paroles, et notre non verbale) orientent notre disposition intérieure à accueillir l’expérience du monde. Si nous avons un préjugé négatif envers un individu, notre interlocuteur percevra notre malaise. Face à ce sentiment, il aura habituellement le réflexe d’agir de la même façon que nous. Il se refermera et nous percevrons également de façons consciente ou inconsciente sa fermeture et son isolement. Nous y verrons alors bien souvent la confirmation de notre préjugé. La méfiance engendre l’incompréhension, l’intolérance et l’agressivité. Certaines rencontres ou situations viennent pourtant contredire des croyances qui étaient bien enraciné au fonde de nous. Nous nous ouvrirons alors à une vision de l’autre qui nous donnera accès à une partie que nous ne pouvions voir au premier abord. En conservant une idée négative sur la vie, sur les évènements à venir, sur l’amour, sur les hommes, sur les femmes, nous nous confinons à expérimenter cette idée. Il est donc très important d’en arriver à réapprendre des croyances positives sur la vie et sur les autres! Ceci peut se faire dès maintenant en réapprenant un nouveau dialogue intérieur. En perdurant dans une vision négative (des autres, de soi ou d’une situation), nous fixons l’ensemble de notre esprit sur ce qui nous oppose à notre environnement. Bien évidemment, nous pourrons toujours trouver matière à divergence et de cette façon, nous nous fixons uniquement sur ces différences. Ceci nous conforte dans la croyance que notre préjugé était bien réel. Comme nous l’avons vu dans l’exemple de Sylvie, l’être humain semble avoir une tendance naturelle à vouloir confirmer ses croyances par des éléments très concrets de son environnement extérieur. C’est habituellement une perception très restreinte qui nous isole dans des certitudes presque convaincantes. Nous l’avons vu avec l’exemple de ma collègue de travail qui avait la croyance qu’elle était une sorcière. Dans ces circonstances, tous les éléments de son environnement (et du mien au travail) lui servait à confirmer son idée.
Le personnage qui suit pourrait bien être quelqu’un que nous connaissons. Nous verrons à travers celui-ci l’importance des croyances et qu’est-ce qu’elles changent concrètement dans notre vie.
Lorraine à 26 ans. Suite à certains évènements fort en émotions négatives, elle s’est convaincu qu’elle était née pour un petit pain et qu’elle est victime d’une malchance incroyable. Elle est seul et sans ami. Elle s’isole des autres et donne l’impression de ne pas vouloir se laisser approcher. Pourtant, elle aimerait tant être entouré, être aimé et être apprécié. Actuellement elle est sans travail. Depuis qu’elle n’a plus de raison pour sortir, elle ne fait pas tellement attention à elle. Alors qu’elle était promu à un bel avenir, le suicide de son meilleur amie et la perte de son travail ont semblé l’avoir fait sombrer dans une lente dépression qui dure depuis très longtemps. Il faut comprendre que les croyances que Lorainne a acquit sur la vie et sur elle-mêmeont un impact bien concret sur ses actions et ces réactions. Ce qu’il faut savoir c’est qu’en ayant une croyance positive, ces actions le deviendront également. Des croyances positives ne nous porterons pas à agir de la même façon que des croyances négatives. Pour Lorainne, ces actions vont servir à confirmer les idées préconçues qu’elle a. Regardons ensemble l’impact des croyances de Lorainne sur ces actions. Allons voir de façons plus précise de quelle façon les croyances de Lorainne oriente sa vie en générale: Avec la même croyance, tout le monde n’aura pas exactement les mêmes réactions. Mais ces réactions seront néanmoins orienté dans la même direction et serviront à confirmer l’idée que nous avons. En entretenant des idées négatives sur nous-même ou sur l’avenir, nous agissons de façon à confirmer nos croyances. Nous entrons alors dans un cercle vicieux où nous agissons en fonction d’une perception très restreinte de ce que pourrait offrir la même situation. Sans en être consciente, Lorraine agit de la meilleure façon pour confirmer son idée qu’elle ne mérite pas d’être aimé. Il est maintenant temps d’observer dans notre vie, en fonction de quelles croyances nous agissons et de quelles façons nous les confirmons par des actions bien concrètes. En croyant qu’on ne vaut pas la peine d’être aimé ou d’être apprécié, il est très difficile d’agir en personne aimable et appréciable.
Comme Lorraine est en train de le faire, il faut donc retravailler notre vision de soi même en induisant à notre âme une image positive d’elle-même. En réorientant nos croyances (que nous avons parfois entretenues par un dialogue intérieur négatifs), on devient apte à créer les conditions extérieures qui nous feront évoluer dans un monde auquel nous aspirons vraiment. J’invite maintenant ceux qui le désire à noter leur propres croyances sur différents domaines ou situations (La religion, les hommes, les femmes, L’engagement, La liberté, les relations de couples, le travail, la société, les sans-abri, les punks, les immigrants, la sexualité....) Ne nous censurons pas! Écrivons comme nous le ressentons. Pour chaque croyance, posons-nous les questions suivantes question suivante : Est-ce que cette croyance contribue à épanouir ma vie et à me rendre heureux? Cette croyance contribue-t-elle au monde qui m’entoure? Depuis quand ai-je cette croyance? Et pourquoi? Ensuite, pour chacun de nos idées, posons-nous ensuite la question: Voici l’expérience que j’en ai fait jusqu’à maintenant mais qu’en est-il du reste? Pourrais-je en faire une expérience positive? Lorsqu’on a le désir sincère d’ouvrir notre cœur à soi-même et aux autres, c’est l’ensemble de notre vie qui s’oriente naturellement vers ce qui est bon pour nous. Les changements les plus importants et les plus durables se produisent dans la douceur. À notre rythme, il faut simplement se donner la chance de se mettre en situation pour réapprendre des croyances positives. En gardant une ouverture aux autres et à la nouveauté, nous nous permettrons de faire de nouvelles expériences qui nous changeront nos croyances en les rendant beaucoup plus positives.
Il nous est possible de dépasser cet élan naturel que l’on a de confirmer nos croyances en gardant à l’idée que ce que l’on voit de la vie n’est qu’une toute petite partie de l’expérience qu’on peut en faire. Toute expérience a une valeur immense. Nous pouvons œuvrer à garder cet émerveillement face au quotidien. Ceci nous laissera entrevoir cette magie et cette grandeur qui nous entoure sans qu’on le réalise. |
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